Bamako sous blocus djihadiste : le début de la crise ?
À plus de 1200 km de la capitale malienne, Gao montre déjà les premiers signes d’un étranglement économique et logistique. Des denrées alimentaires jetées, des convois bloqués : le blocus djihadiste, décrété le 28 avril par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), commence à paralyser le pays.
Les axes routiers majeurs menant à Bamako et Kati sont désormais coupés, sous la menace djihadiste directe. Des violences inédites, incluant des véhicules incendiés, marquent ces routes stratégiques. La sécurité s’effrite alors que plusieurs localités ont été attaquées, certaines brièvement occupées.
Cette situation fait suite à une série d’attaques d’ampleur, dont celle qui a coûté la vie au ministre de la Défense, Sadio Camara. Le précédent blocus de Bamako, en 2025, avait duré cinq mois ; celui-ci s’annonce d’ores et déjà plus coordonné et potentiellement plus déstabilisateur pour la transition militaire.
#Mali #BlocusBamako #SécuritéMali
