Après les incendies qui ont ravagé plus de 47 000 hectares dans les Landes de Gascogne, la question de la reconstruction se pose. Car dans la quasi-totalité des parcelles brûlées, c’est la même espèce qui repart en terre : le pin maritime, plantée à 85 % sur ce massif, la plus grande forêt artificielle d’Europe occidentale. Un arbre à l’inflammabilité connue depuis des décennies, mais aussi au cœur d’une filière qui pèse plus de 3 milliards d’euros et 40 000 emplois en Nouvelle-Aquitaine. Entre nécessité économique et urgence climatique, forestiers, scientifiques et pouvoirs publics cherchent des solutions : bocage forestier, coupe-feu élargis, retour du pastoralisme. Le gouvernement doit annoncer une doctrine de reconstitution d’ici trois mois.
