Le Conseil de sécurité de l’ONU vote la fin de la mission de paix au Sahara occidental, mettant un terme à 35 ans de présence et laissant planer le spectre d’une reprise des hostilités. Cette décision, fruit d’un bras de fer diplomatique entre les États-Unis et la Russie, a des implications majeures pour un territoire en conflit depuis des décennies.
Créée en 1991 suite à un cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, la MINURSO avait pour double objectif de surveiller les combats et d’organiser un référendum d’autodétermination. Le veto russe à une proposition américaine visant à entériner le plan d’autonomie marocain et à supprimer le référendum a provoqué l’expiration du mandat de la mission.
Au Maroc, cette fin est saluée comme une victoire, le Palais-Royal exigeant le retrait rapide du personnel et du matériel de l’ONU. À l’inverse, le Front Polisario, depuis les camps de Tindouf, dénonce cet abandon et réaffirme son droit à la lutte armée. La communauté internationale, à l’image de Antonio Guterres et de la France, sonne l’alarme face au risque d’escalade dans une région déjà sous tension diplomatique et militaire.
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