Façades incendiées à Nantes, tirs de mortiers sur des surveillants à Drancy, camion de pompiers brûlé à Marseille… Ces dernières heures, la mobilisation lycéenne a changé de visage. Tout part du lycée Saint-Exupéry de Créteil, le 17 septembre. Des enseignants y font grève pour obtenir plus de moyens, leurs élèves leur emboîtent le pas. Portée par les réseaux sociaux, la contestation gagne toute la France. Jeudi, près de 900 « actions » sont recensées par les autorités. Sur le fond, les élèves dénoncent des classes surchargées, des professeurs absents, des journées de 8 heures à 18 heures et des bâtiments à bout de souffle, comme au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Mais entre les heurts avec les forces de l’ordre, les interpellations par centaines et la venue d’élus insoumis devant les grilles, que l’exécutif accuse d’attiser les tensions, leurs revendications passent au second plan. Retour sur la genèse d’un mouvement qui, selon un proviseur, est en train d’échapper aux lycéens.
