La Matinale du 21/05/2021
Tous les matins, Romain Désarbres, ses chroniqueurs et ses invités vous informent dans #LaMatinale
Tous les matins, Romain Désarbres, ses chroniqueurs et ses invités vous informent dans #LaMatinale
120 étudiants vivent dans des conditions insalubres dans une résidence universitaire pourtant gérée par un organisme d’état. Cafards, mauvaise isolation, moisissures : leur quotidien viré au cauchemar.
Sékou vit dans une résidence de Villeneuve-d’Ascq depuis seulement quatre mois, mais il n’en peut plus.
Etudiant en sociologie et habitant de la résidence Albert Camus, Sékou dénonce l’insalubrité de son logement, à commencer par la mauvaise isolation. «Avec cette fraîcheur je suis obligé de me couvrir avec trois ou quatre couettes pour pouvoir dormir.»
En bougeant son réfrigérateur des dizaines d’insectes surgissent. L’étudiant se dit «à bout de souffle». Des conditions de vie subies par 120 étudiants.
«Nous ce que l’on réclame c’est la fermeture de ces deux bâtiments et le relogement de tous les étudiants dans de meilleures conditions», explique Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir ensemble pour le bien-être des étudiants.
Une demande que comprend l’organisme d’Etat qui gère ces résidences. «Je n’ai pas de solution magique à court terme, j’ai actuellement plus de 1.000 chambres en travaux donc j’ai des difficultés à pouvoir reloger tout le monde en même temps», nuance Emmanuel Parisis, directeur du Crous Nord-Pas-de-Calais.
En attendant ces étudiants continuent à verser 162 euros de loyer par mois.
Dans le nord-est de Paris, la colère des habitants du quartier de Stalingrad ne retombe pas. Ils ne supportent plus la présence des consommateurs de crack. Malgré la décision des autorités de déplacer ces toxicomanes dans un jardin public, les nuisances ont repris.
Les fumeurs de crack se dispersent de nouveau à la nuit tombée. Les riverains ont donc ressorti les casseroles hier, afin de faire du bruit à leur fenêtre et d’interpeller les pouvoirs publics.
«Cette nuit à trois heures du matin, j’ai été réveillé en sursaut, mon voisin aussi, par des cris et des hurlements», témoigne Jacques, riverain et cofondateur du collectif Action Stalingrad. «On demande la sécurité et le retour du droit au sommeil.»
La déléguée nationale SGP Police, Linda Kebbab, était l’invitée de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS.
Colère de la police : «Nous n’avons pas être résignés, à mourir parce que l’incompétence et l’incurie des politiques fait de nous de la chair à canon», clame Linda Kebbab, déléguée nationale SGP Police
Linda Kebbab, policière : «Personne ne semble prendre en compte nos revendications parce que cette manifestation est utilisée à des fins peu glorieuses»
Martin Blachier : «il y a peu de chance que l’on ait une quatrième vague cet été (…) La question c’est “qu’est-ce qui va se passer en septembre-octobre ?”, cela va dépendre de notre capacité à vacciner la population cet été»
Fabienne Condamin a décidé de saisir la justice suite à la mort de sa mère Bernadette, 80 ans, infectée par le Covid-19. Cette dernière aurait été contaminée par un couple de proches, cas contacts, venu lui rendre visite de manière inopinée. Tous les deux s’étaient fait tester la veille sans prévenir la vieille dame.
L’hymne des Bleus par Youssoupha : «Ce n’est pas parce que le RN tousse que le pays est obligé de s’enrhumer. C’est une actualité positive», déclare Olivier Dartigolles
Gérald Darmanin a demandé de la sévérité aux forces de police à l’encontre de ceux qui ne respectaient pas l’heure du couvre-feu.
L’épisode rennais est dans tous les esprits. A Nantes, les clients des bars et restaurants se sont montrés particulièrement respectueux de l’heure du couvre-feu.
Il est 20h30 place du Pilori à Nantes, une demi-heure avant l’heure du couvre-feu. Le patron et les serveurs de la brasserie envoient les premiers signes de la fermeture.
Une place du plus loin, les gérants de bars ont commencé à servir les clients au gobelet. Les gens sont plutôt respectueux disent les professionnels. Les départs ont lieu sous la pression discrète de la police municipale. A Nantes, la pluie qui a commencé à tomber peu avant 21 heures, a joué le rôle principal dans la dispersion des troupes.
«On va pouvoir commencer à dégager le masque en extérieur (…) Ce ne sera pas le même été que l’année passée, mais ce sera un peu plus serein», estime Philippe Amouyel
Plainte pour cas contact : «La mort de maman est totalement absurde. (…) Ce que nous voulons c’est que la faute de négligence et d’imprudence soit reconnue»