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France

Orages en mer : comment réagir ?

Lorsque le temps est instable et orageux, la navigation en mer peut rapidement s’avérer dangereuse :
– si la foudre touche l’électronique
– si la foudre tombe sur le bateau

Les risques d’électrocution et d’incendie sont accrus.
Les bateaux métalliques (en acier ou en aluminium) sont les mieux protégés contre la foudre.
Néanmoins, réfugiez-vous à l’intérieur de la coque et ne touchez aucune pièce métallique.
Les bateaux en polyester présentent de faibles risques. Mais si le pont contient des éléments en acier, connectez-les à l’eau.
Les bateaux à mât sont les plus complexes puisque la foudre est attirée par les objets en hauteur.
Il vous faudra dévier le courant de la foudre dans l’eau.
Pour cela, entourez le pied du mât avec une partie de la chaîne du mouillage, mettez-la en contact avec les haubans et plongez l’extrémité (environ 1m) dans l’eau.
Enfin, 4 conseils pour éviter les scénarios catastrophes :
1. Réduire les voiles en fonction du vent
2. Débrancher les instruments électroniques
3. Déconnecter l’alimentation
4. Attendre à l’intérieur du bateau

Franciser son bateau : quelles sont les démarches ?

Avant qu’un bateau puisse naviguer conformément aux règles de droit national et européen, il doit être immatriculé par les autorités françaises.
Pour cela, le navire doit être francisé lorsqu’il a été acheté à l’étranger.
Voici les conditions auxquelles il doit répondre :
– Mesurer moins de 7m et disposer d’une motorisation de plus de 22 chevaux ou mesurer plus de 7m
– Avoir été construit dans l’UE ou s’être acquitté des droits et taxes exigibles
– Appartenir à 50% au moins à un ressortissant d’un État membre de l’UE ou du Royaume-Uni ou à une société dont le siège est situé dans l’UE ou dans un État partie de l’EEE ayant sa résidence principale en France.
Les documents à fournir :
– Demande de francisation
– Pièce d’identité
– Fiche plaisance (imprimé de l’immatriculation au nom de l’acheteur)
– Facture ou acte de vente du bateau (original + copie)
– Certificat fiscal si le navire dépasse plus de 7,5m et a été acheté dans un autre pays de l’UE
– Justificatif de domicile
– Certificat de non-similitude de nom pour les navires de plus de 24m
Pour plus de précisions, nous vous conseillons de vous rendre sur le site : service-public.fr.

Retour sur le profil de Jean Le Cam, le "Tonton flingueur" des mers

Une épique et particulière édition du tour du monde à la voile en solitaire possède son doyen, le marin breton de 61 ans que l’on surnomme le “Tonton flingueur” des mers.
Héro du Vendée Globe 2020, une chanson a même été composée il y a quatre ans, à la gloire de Jean Le Cam.
Il commence sur la Solitaire du Figaro en 1978, à 19 ans, avec un faible budget et un bateau prêté par un chantier naval trois jours avant le départ.
Il fini 11e au général, devant Mike Birch, tout frais vainqueur de la Route du Rhum, et d’autres cadors du milieu.
Serge Madec, un autre skippeur, se lance avec Le Cam dans une tentative de record de traversée de l’Atlantique, tentative réussie malgré quelques soirées arrosées sur le bateau.
“On avait totalement décuvé. J’ai refait une tentative de ce même record quatre ans plus tard, ça n’avait déjà plus rien à voir. Il aurait été hors de question de partir dans cet état.” Serge Madec.
Jean le cam est à la fois très respecté et légèrement redouté.
“J’étais impressionné, c’était comme si je rencontrais Tabarly en personne. Jean Le Cam, c’est une montagne de savoir, une star de la course au large. Il sortait déjà du lot.” Kito de Pavant, skipper.
Ses coéquipiers ont de nombreuses anecdotes sur lui et une qui sort du lot est qu’il lui fallait absolument des Krisprolls au départ de ses courses.
Lors des trois dernières éditions du Vendée Globe, Jean Le Cam a trouvé l’argent et le bateau – ou les deux – dans les dernières semaines avant la date limite.
Il n’est pas très côté auprès des sponsors ce qui est aussi dû à son franc-parler qui faisait froid dans le dos à plus d’un directeur marketing mais il était très apprécié du public.

Comment décrypter une carte marine ?

Les cartes marines contiennent un grand nombre d’informations.
Les couleurs permettent de distinguer différentes zones :
Le bistre : la terre .
Le blanc : les grandes profondeurs .
Le bleu : les faibles profondeurs (0 à 10m) .
Plus le bleu est foncé, moins il y a d’eau.
Le rose : les phares des entrées de ports, les câbles sous marins ou les zones réglementées.
Le vert : l’estran.
Les lettres majuscules indiquent le type de fond :
G = Graviers.
M = Vase.
P = Gallets.
R = Roche.
S = Sable.
Bo : Blocs de pierre.
Co = Corail.
Sh = Coquilles.
St = Rochers.
Wb = Herbiers et algues.
Lorsqu’il y a deux lettres majuscules séparées d’un slash, cela désigne un sol mixte (la première lettre indique le type de fond prépondérant).
Les lettres minuscules indiquent la qualité du fond :
f = mou
h = dur
m = moyen
bk = brisé
so = mou
Sy = consistant

D’autres repères permettent d’indiquer des dangers :
Coral = récif corallien affleurant
Obstn = Obstacle
Wk = épave

Les chiffres indiquent la profondeur de l’eau :
Chiffre en italique : la hauteur de l’eau en mètres.
Chiffre souligné : la hauteur de la terre est supérieure au niveau de la mer.
Chiffre entre parenthèses : la hauteur de l’eau est au niveau du point signalé sur la carte.

Comment maîtriser un incendie en mer ?

La réactivité est essentielle pour contrer un incendie.
Vous n’avez pas une seconde à perdre : vous devez intervenir au plus vite avant que le feu ne se propage.
Ce dernier est alimenté par :
– une source de chaleur (flamme, étincelle, surchauffe du moteur…).
– un combustible (bois, aluminium…).
– un carburant (oxygène).
Pour éteindre le feu, il suffit donc de supprimer l’un de ces 3 paramètres.
Identifier les causes de l’incendie facilite la mise en place de solutions adaptées pour le contrer.
Voici les zones les plus à risques sur un bateau :
– Le moteur
– Le circuit électrique
– La cuisine

Comment réagir face à un incendie à bord ?
– Couper l’alimentation en carburant.
– Isoler l’élément responsable du départ de feu.
– Refroidir par l’eau.
Enfin, savoir manier l’extincteur est indispensable.
Avant même de monter à bord, informez-vous sur son fonctionnement.
En cas d’incendie : Ne pas respirer les fumées toxiques.
Pour cela, rester au plus près du sol : vous aurez également une meilleure visibilité.
Quelques précautions pour éviter les incendies :
– Contrôler au moins une fois par an les installations de gaz.
– Débrancher le circuit électrique de la borne du quai en cas d’absence.
– Fermer systématiquement les vannes de gaz en dehors de toute utilisation.
– Investir dans un détecteur de fuite de gaz.
– Utiliser des équipements adaptés à la navigation pour éviter un court-circuit.

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