Pourquoi y a-t-il autant de triangulaires ?
Les législatives, ce n’est pas une élection mais 577 élections. Et ses règles particulières
Les législatives, ce n’est pas une élection mais 577 élections. Et ses règles particulières
Certains instituts de sondage préparent dès le soir du premier tour des estimations de ce que pourrait donner l’Assemblée nationale après le second tour. Le problème, c’est que compte-tenu du système de vote, c’est extrêmement périlleux de prédire ceci.
Quelques minutes après l’annonce des résultats, Jean-Luc Mélenchon a salué le score obtenu par l’alliance de gauche (28,1 % selon une première estimation). « La formation du Nouveau Front populaire en à peine vingt-quatre heures, ses candidatures communes dès le premier tour, son programme partagé et aujourd’hui le bond de la participation ont déjoué le piège » de la dissolution, a estimé le leader « insoumis ».
A une semaine du second tour, qui s’annonce « d’une exceptionnelle intensité », selon les mots de M. Mélenchon, l’ancien député estime que le seul choix sera avant tout un duel entre « le Nouveau Front populaire ou bien le RN ». En cas de triangulaire, et au cas où un candidat de gauche est arrivé troisième et où le candidat RN est premier, « nous retirerons notre candidature, où que ce soit, en toutes circonstances ». « Pas une voix, pas un siège de plus pour le RN, a-t-il appelé. Notre consigne est claire, notre consigne est simple. »
« Chacune et chacun doit prendre position, et s’engager et convaincre autour de soi, a-t-il argué. Il y va de la France. Il y va de la République. Il y va de l’idée que nous nous faisons de la vie en commun. »
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« La démocratie a parlé », a salué Marine Le Pen d’Hénin-Beaumont ; où elle a annoncé avoir été réélue dès le premier tour. Pour la triple candidate à la présidentielle, l’arrivée en tête du RN démontre que les électeurs « dans un vote sans ambiguïté, [ont] témoigné de leur volonté de tourner la page après sept ans de pouvoir méprisant et corrosif » d’Emmanuel Macron.
« Rien n’est gagné et le second tour sera déterminant, pour éviter au pays de tomber entre les mains de la coalition Nupes, d’une extrême gauche à tendance violente », a-t-elle prévenu alors que la coalition de gauche du Nouveau Front populaire est arrivée deuxième au niveau national. Pour Marine Le Pen, le second tour sera « déterminant pour donner à Jordan [Bardella] une majorité absolue à l’Assemblée nationale, pour lancer dès la semaine prochaine le redressement de la France et le rétablissement de l’unité et de la concorde nationale ».
« Il nous faut une majorité absolue pour que Jordan Bardella soit dans huit jours nommé premier ministre par Emmanuel Macron », a-t-elle ajouté.
La députée réélue a également tenté de rassurer une partie de l’électorat hostile au Rassemblement national, après avoir annoncé des mesures visant notamment les binationaux. « Aucun Français, je dis bien aucun Français, ne perdra de droit. Au contraire, les droits seront garantis et dès lors que la situation le permettra, de nouveaux seront créés au bénéfice de chacun », a-t-elle assuré.
La participation au premier tour des élections législatives anticipées s’élève à 25,9 % à midi, soit une hausse de plus de sept points par rapport à 2022.
Le réformateur Masoud Pezeshkian est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle en Iran. Il affrontera l’ultraconservateur Saïd Jalili, arrivé deuxième, le vendredi 5 juillet.
Depuis plusieurs années, Marine Le Pen, ainsi que de nombreux cadres de son parti, rejettent le fait d’être considérés comme représentant un parti « d’extrême droite ». Pourtant, dans le domaine de la recherche en sciences politiques, cette question est tranchée depuis bien longtemps.
Dans les jours qui ont suivi la dissolution de l’Assemblée nationale, les partis ont élaboré un programme pour les élections législatives des 30 juin et 7 juillet. Voici ce que propose la coalition présidentielle si elle obtient une majorité.
« Le Monde » a chiffré la surreprésentation de l’extrême droite dans l’émission de Cyril Hanouna et identifié plusieurs dizaines de minutes de direct discrètement supprimées des replays d’Europe 1.
L’Assemblée nationale a-t-elle réellement le pouvoir d’imposer un premier ministre au président de la République ?
Donald Trump, fidèle à lui-même, multipliant les propos mensongers, face à Joe Biden dont la voix était enrouée, bafouillant et ne terminant pas ses phrases : les deux candidats à la présidentielle américaine se sont livrés à un duel poussif, jeudi 27 juin, sur le plateau de la chaîne CNN, à Atlanta (Géorgie, Sud-Est). Ce premier débat censé lancer la campagne n’aura sans doute pas rassuré les démocrates alors que le président américain peine à rattraper son prédécesseur dans les sondages.
Avant la fin de la campagne officielle, vendredi à minuit, les représentants des trois principaux blocs politiques français ont débattu, jeudi 27 juin sur France 2. Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, venu représenter le Nouveau Front populaire (NFP), le premier ministre et candidat du camp présidentiel, Gabriel Attal, et le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, ont échangé pendant deux heures.
Le premier ministre a déclaré que le parti d’extrême avait investi « plus d’une centaine de candidats, c’est-à-dire presque un sur cinq, pour lesquels on a trouvé des propos racistes, antisémites et homophobes », avant d’en débuter une liste sur le plateau. Des « mensonges », a dit, en réponse, Jordan Bardella à plusieurs reprises.
Le président du Rassemblement national s’est posé en défenseur des droits des femmes et a assuré vouloir « garantir à toutes les femmes de France leurs droits et leurs libertés ». Gabriel Attal a répondu : « On ne peut pas faire confiance à l’extrême droite s’agissant des droits des femmes ».