Leparisien
Messe pascale sans respect des règles sanitaires à Paris : «Des masques ? Pas lorsqu’on baptise»
En plein week-end de Pâques, une messe s’est tenue samedi en l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris (9e) sans distanciation sociale. Des prêtres et de nombreux fidèles ne portaient pas de masques. Le prêtre se justifie.
Grigny : ces grands frères qui s’attaquent aux rixes entre jeunes
Les rixes entre bandes, ils ont connu ça. Et même si cette
époque est déjà loin derrière eux, Nordine et Mohamed, bientôt la trentaine, savent
bien que le phénomène des rixes dans les quartiers est toujours d’actualité.
Alors ils ont choisi de se battre, à leur manière, contre ce fléau des cités
qui engendre toujours plus de violences. Ces deux « grands frères »
de Grigny (Essonne) ont pris l’habitude de se rendre régulièrement à la sortie
des cours du collège Pablo-Neruda à Grigny pour dissuader les ados de s’affronter
entre bandes rivales.
Exemple le 3 février dernier, quand
Nordine se filme en train de mettre fin à une rixe qui se préparait.
« Il était environ midi, raconte-t-il. J’étais au téléphone et en arrivant
à Grigny, du côté des Tuileries, j’ai aperçu un groupe d’adolescents qui se
dirigeaient vers Ris-Orangis. Ils étaient armés de bâtons, de battes de
base-ball et même de marteaux. »
« Cassez-vous, rentrez chez vous ! »,
hurle-t-il aux jeunes tout en filmant la scène. Dans la vidéo, on voit une partie des ados prendre la fuite. Ceux qui se
sont arrêtés sont bons pour un petit sermon. Alignés, toujours avec leurs armes à la main, les ados écoutent alors Nordine, sans dire un mot. « Ah ! Elle est là, la jeunesse de
Grigny. Heureusement que les grands frères sont là. Les bâtons et compagnie,
c’est compliqué de leur expliquer. Tout le monde repasse par les chemins par
lesquels on est passé… Les gars, là, on va rentrer à la maison ! »,
leur ordonne le « grand frère ».
Messe de Pâques à Paris avec une foule sans masques : «Hallucinant, des foyers pourraient…
« Ce genre de scènes sont totalement scandaleuses », réagit le professeur de santé publique au CHU de Lille Philippe Amouyel en découvrant les images de la messe de Pâques qui s’est tenue samedi dernier à l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris (9e). La quasi-totalité des fidèles et du corps religieux ne portent pas de masque et sont tous collés les uns aux autres. Le spécialiste explique que c’est ainsi que naissent les clusters. « On a vraiment l’impression qu’on est dans un autre monde, on dirait des images d’archives », commente-t-il, sous le choc.
L’équipage d’un cargo hors de contrôle sauvé en pleine tempête
Le « Eemslift Hendrika », un cargo néerlandais qui transportait plusieurs bateaux de moindre taille entre Bremerhaven (Pays-Bas) et Kolvereid (Norvège), a lancé un appel de détresse lundi en fin de matinée, pris en pleine tempête et victime d’une avarie de moteur. Le cargo, qui menaçait de chavirer d’une minute à l’autre, a été localisé par les autorités maritimes norvégiennes qui ont aussitôt procédé à l’évacuation des douze membres de l’équipage. Les huit premiers ont été hélitreuillés depuis le pont du cargo tandis que les quatre derniers ont dû se jeter à l’eau. L’un d’eux a d’ailleurs été blessé dans sa chute. Des images spectaculaires filmées par les sauveteurs montrent un individu en combinaison de survie orange se jetant dans une mer démontée depuis la poupe du navire. Le « Eemslift Hendrika » vidé de ses occupants a ensuite commencé à dériver vers le littoral norvégien. Mardi matin, il se trouvait à environ 130 kilomètres au nord-ouest de la cité portuaire d’Ålesund. « Le navire dérive avec une gîte importante (entre 40 et 50 degrés), si bien qu’il y a un risque qu’il chavire », a déclaré un responsable de l’Administration côtière norvégienne, Hans-Petter Mortensholm. « Notre priorité principale est d’essayer de le stabiliser de sorte qu’il ne coule pas afin d’éviter une fuite de mazout en mer », a-t-il ajouté. Le cargo contient 350 m3 de fioul lourd, 75 m3 de diesel et 10 m3 d’huile de graissage. Un bâtiment des garde-côtes norvégiens fait actuellement route vers le navire. L’exploitant de celui-ci a fait appel à la société néerlandaise de sauvetage Smit Salvage, mise à contribution lors du renflouement de l’Ever Given dans le canal de Suez la semaine dernière.
Mort de George Floyd : le chef de la police de Minneapolis accable Derek Chauvin
La pression exercée sur le cou de George Floyd par l’agent Derek Chauvin a “violé les règles” en vigueur au sein de la police de Minneapolis, a déclaré lundi le chef des forces de l’ordre de cette ville du nord des Etats-Unis, Medaria Arrandondo. Il s’est exprimé Cette pression, maintenue une fois l’Afro-Américain inconscient, est “contraire à notre formation, et certainement à notre éthique, à nos valeurs”, a estimé Medaria Arradondo devant le tribunal de Minneapolis.
Le chef des forces de l’ordre de Minneapolis a
témoigné ce lundi contre l’agent Derek Chauvin, jugé pour le meurtre de George
Floyd, au sixième jour de ce procès hors-norme.
Prêtres et fidèles sans masques, pas de distanciation… Une messe sans règles sanitaires…
Les images tirées d’une vidéo postée sur Youtube sont sans
appel. Samedi 3 avril, une messe de Pâques de quatre heures, célébrée en l’église
Saint-Eugène à Paris (9 e) s’est tenue sans aucun respect des règles
sanitaires. Des fidèles ( souvent sans masque) serrés les uns contre les
autres, un prêtre qui officie lui-même sans masque et qui donne l’hostie de la
main vers la bouche des communiants…
Etienne (*), 31 ans, enseignant à Paris, venu ce jour-là pour
le baptême de son frère se retrouve au milieu d’une église « pleine à
craquer ». Horrifié de la situation, il a tenu à nous interpeller en nous
envoyant le lien de la vidéo de la cérémonie, diffusée samedi en direct sur
Youtube et toujours visible en ligne ce lundi. « J’ai un peu halluciné en assistant
à cette messe. Il y avait très de peu de personnes portant de masque, même les
prêtres n’en portaient pas. A aucun moment les gestes barrière n’ont été respectés »,
raconte Etienne. Sur la vidéo, on assiste aussi à une série de baptêmes où les personnes
plongent la tête dans l’eau d’un même baptistaire, les uns après les autres. Là
encore… Pas très Covid-friendly !
« Je suis encore sous le choc. A un un moment où la situation
sanitaire en France est grave, où on en est à fermer les écoles… Voir de tels
comportements… C’est tout simplement criminel ! C’est dangereux ! »,
s’insurge-t-il encore.
Pourtant la consigne est claire du côté du diocèse de Paris :
le port du masque pour les plus de 11 ans est obligatoire dans les églises, la
distanciation également. Contacté par le Parisien, l’institution catholique s’est
dit stupéfaite après avoir regardé la vidéo. « De toute évidence,
lors de cette messe, aucune consigne sanitaire n’a été respectée, affirme le
diocèse. Nous nous désolidarisons totalement de ce type de comportement, qui n’est
pas conforme aux règles données par le gouvernement. Nous allons aviser les
personnes responsables de cette messe et allons, en interne, donner des suites ». (*) : par souci d’anonymat, le prénom a été changé
«C’est le premier jour de liberté »: le Portugal rouvre ses musées et ses terrasses de café
Le Portugal vient d’enclencher la deuxième vitesse de son plan de déconfinement. Après deux mois de fermeture, les musées, les collèges et terrasses de café vont pouvoir rouvrir à partir de ce lundi.
Indonésie : Plusieurs dizaines de morts dans des inondations
Près de 90 personnes ont péri et des dizaines d’autres sont toujours portées disparues dans les inondations et les glissements de terrain en Indonésie et au Timor oriental , où des hameaux ont été dévastés, ont annoncé lundi des responsables locaux. Des inondations et crues soudaines provoquées par des pluies torrentielles ont semé le chaos dans les zones situées entre Florès, en Indonésie, et le Timor oriental, poussant des milliers de personnes à rechercher un abri dans des centres d’accueil. Ce déluge a fait déborder des réservoirs d’eau et inondé des milliers de maisons, alors que les secouristes s’efforçaient de porter assistance aux sinistrés. Les glissements de terrain et les crues subites sont courants dans l’archipel indonésien, notamment à la saison des pluies. Mais les défenseurs de l’environnement soulignent que la déforestation favorise ces catastrophes.
Cruauté envers les animaux : puni par son maître, Woodie chute du 3e étage
Coincé volontairement par son maître en équilibre sur le garde-corps, Woodie est resté plus de deux jours sur le rebord de fenêtre d’un appartement d’Orly (Va-de-Marne). Assommé de chaleur, le chat a fini par tomber du 3e étage. Malgré la chute, Woodie n’a pas été blessé mais a été confié à l’APA (Action protection animale) et une plainte a été déposée pour acte de cruauté.
Les Tapie dévoilent des photos de leurs visages après l’agression dont ils ont été victimes
Dominique et Bernard Tapie ont diffusé lundi aux médias des photos de leurs visages, après l’agression dont ils ont été les victimes dans leur propriété de Combs-la-Ville, dans la nuit de samedi à dimanche. Quatre cambrioleurs se sont introduits chez eux et s’en sont pris physiquement à l’ex-homme d’affaires, âgé de 78 ans, qui lutte contre le cancer depuis plusieurs années , et à sa femme Dominique. Ils les ont frappés au visage, puis ligotés avec des câbles électriques. L’homme d’affaires a notamment reçu « un coup de matraque sur la tête ». Dominique Tapie « a reçu plusieurs coups mais elle va bien », a déclaré à l’AFP le petit-fils de l’ancien député et ex-ministre de la Ville, Rodolphe Tapie. « Mon grand-père a refusé d’être emmené, il est resté chez lui, il est KO, très fatigué », a-t-il ajouté. C’est Dominique Tapie qui a pu donner l’alerte. Elle est parvenue à se défaire de ses liens pour se rendre chez une voisine, d’où elle a appelé la police. Légèrement blessée, Mme Tapie est allée en consultation à l’hôpital. Une enquête a été ouverte pour « séquestration », « vol en bande organisée » et « association de malfaiteurs ».
Pâques : 6 600 policiers déployés en Ile-de-France pour faire respecter les mesures sanitaires
Plus de 6 000 policiers étaient déployés en ce week-end de Pâques en Ile-de-France pour faire respecter les règles sanitaires. Sur le canal Saint-Martin, le commissaire Jean-Sébastien Rosadoni veille au respect des gestes barrière. « Le mot d’ordre, évidemment c’est la fermeté., explique le commissaire à Reuters. On verbalisera dès que c’est nécessaire, poursuit-il, notamment concernant les interdictions principales, c’est-à-dire le non-port du masque, le rassemblement de plus de six personnes sur la voie publique et la consommation de boissons alcoolisées, sur les axes déterminés par le préfet de police. » Sébastien, 25 ans, venu pour une bière sur le canal écope ainsi d’une amende de 135 €. « Je ne vois pas ce qu’il y a de pire entre boire une bière et parler sur les quais », déplore le jeune homme. Sur les quais de Seine, les gendarmes patrouillaient également. « D’habitude, ça ne pose pas de problème qu’on soit assis et qu’on ne porte pas le masque, souffle Ersin, 29 ans. Et je ne vois pas pourquoi je vais choper le Covid juste parce que je n’ai pas le masque alors que je suis assis à 50 m de tout le monde. Samedi soir, les mesures de restrictions qui ne concernaient que 19 départements ont été étendues à l’ensemble du territoire.












