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Guerre en Ukraine : des retrouvailles touchantes entre un Français et sa correspondante ukrainienne

« Je suis contente de te voir. Tu es soulagée ? », demande Julie, les larmes aux yeux en serrant Oléna dans ses bras. « Oui », acquiesce la jeune femme, les yeux fatigués de ses cinq jours de voyage et un grand sourire aux lèvres. Devant la gare Lille Flandres, Anthony, accompagné de sa fille et de sa femme, Julie, vient de retrouver sa correspondante ukrainienne qu’il a connue adolescent. « C’est une sœur que je viens de revoir », explique-t-il, ému. À 26 ans, Oléna a fui l’Ukraine en guerre et les bombardements pour mettre à l’abri ses deux enfants, âgés de 4 ans et 19 mois. Elle laisse derrière elle son mari, contraint de rester pour défendre son pays, et une partie de sa famille. Tout ce qu’il reste de sa vie à Rivne, ville du nord-ouest de l’Ukraine, tient dans deux petits sacs à dos et une poussette. « Ne t’inquiète pas, j’ai tout ce qu’il faut pour toi », la rassure Julie. De ses 5 ans à ses 18 ans, l’Ukrainienne est venue passer ses étés dans la famille d’Anthony, via l’association Nadiya Soleil qui accompagne les enfants victimes de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Les liens sont toujours restés très forts entre eux. « On a appelé notre fille Oléna, comme elle », sourit Julie. « Quand elle nous a demandé de l’accueillir, on a tout de suite dit oui forcément. C’était une évidence », poursuit-elle. « Je suis soulagée d’être enfin ici. J’ai retrouvé ma deuxième famille, réagit Oléna. Maintenant, mes enfants sont en sécurité. » Mais ce n’est pas encore la fin du cauchemar pour la jeune femme. « C’est vraiment dur parce que le cœur et là-bas, en Ukraine. Mais nous, nous sommes ici en France », souffle-t-elle, espérant pouvoir retrouver rapidement ses parents et son mari.

Dans les coulisses du chantier de restauration des tableaux de Notre-Dame-de-Paris sauvés de l…

Bien qu’épargnés par l’incendie qui a ravagé la cathédrale, le 15 avril 2019, 22 tableaux qui ornent habituellement les murs de Notre-Dame sont actuellement restaurés. « Après l’incendie de Notre-Dame, nous avons
dû décrocher tous les tableaux qui se trouvaient dans la cathédrale »,
explique Marie-Hélène Didier, conservatrice générale du patrimoine à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) d’Ile-de-France. « Une
fois les tableaux déposés, nous avons décidé de tous les restaurer puisque
c’était une opportunité que nous n’avions jamais eue ». Ces peintures, qui datent du XVIIe et du XVIIIe siècles, « n’ont absolument pas souffert de l’incendie », mais ont en revanche souffert du temps qui passe. Et pour certaines, la dernière restauration datait des années 1960. Pour mener à bien cette entreprise, une cinquantaine de personnes s’affairent dans deux immenses ateliers installés
dans un entrepôt dédié à cette mission, en Essonne. Le hangar, où ces tableaux -souvent de très grands formats- sont stockés, a même été spécialement aménagé pour accueillir ces œuvres d’art dans les meilleures conditions possibles. La fin de la restauration est prévue pour décembre 2023, afin d’être dans les temps pour la réouverture de Notre-Dame, prévue en 2024.

Partie d’Ukraine samedi, Ania s’est réfugiée à Paris avec sa mère et son fils de 5 ans

« Je ne voulais pas partir. C’est un sentiment terrible de savoir que l’on doit quitter son pays, sa terre et de ne pas savoir quand on pourra la revoir ». Les traits tirés par six jours de fuite, de mises à l’abri dans des caves, de nuits blanches rythmées par le bruit des sirènes… Ania peut enfin souffler. Avec son fils de 5 ans, Ostap et sa mère Irina, elle a fui samedi matin sa ville natale de Lviv, à l’ouest de l’Ukraine, pour arriver deux jours plus tard à Paris, après une étape à Budapest. Ce sont des amis français qui l’hébergent. « Ça a été très difficile de tout quitter. Mon mari nous a amenés à la frontière hongroise pour notre sécurité. Puis il est retourné à Lviv pour se battre », raconte Ania, les larmes aux yeux. Autour de son cou, elle porte une chaîne en or avec une petite croix que son époux lui a confiée juste avant de la quitter. « Il m’a demandé de la garder pour Ostap, de lui offrir un jour si jamais on ne devait plus se revoir », ajoute-t-elle, les sanglots étouffés dans la voix.

Des clowns pour faire sourire les enfants non évacuables de l’hôpital de Kiev

Le visage de Maria, 3 ans et atteinte d’un cancer, s’illumine d’un coup lorsque Larissa, déguisée en clown, s’amuse à souffler des bulles de savon dans sa petite chambre de l’hôpital Ohkmadet de Kiev. Comme d’autres enfants en chimiothérapie, Maria et sa mère n’ont eu d’autre choix que de rester dans la capitale, alors que les chars russes s’approchent de la ville. Dans le service oncologie pédiatrique de cet hôpital du centre de Kiev, on compte une vingtaine de petits patients. Une fois la nuit tombée, les enfants et l’adulte qui les accompagnent – souvent leur maman – doivent se réfugier dans le sous-sol. “On leur fait croire qu’on fait une balade tout ce qu’il y a de plus ordinaire”, explique Valentina, infirmière en cheffe du département. Des bénévoles de l’association Tabletochki ,”Petite pilule”, redoublent d’énergie pour changer les idées des enfants, en les faisant jouer, en dansant avec eux, ou en jouant aux clowns, tout simplement.

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